{"id":578,"date":"2020-12-06T22:33:42","date_gmt":"2020-12-06T21:33:42","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/?page_id=578"},"modified":"2021-01-19T22:12:31","modified_gmt":"2021-01-19T21:12:31","slug":"suce-sur-erdre","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/valderdre.fr\/wrdp\/suce-sur-erdre\/","title":{"rendered":"Suce_etym"},"content":{"rendered":"<table class=\"contentpaneopen\" style=\"width: 98.22%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/valderdre.fr\/xjml517\/images\/stories\/pages_web\/suce_a1.jpg\" border=\"0\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\"><strong>Etymologie<br \/>\n<\/strong><\/span>Suc\u00e9-sur-Erdre vient du latin sulcus (sillon) et du celte erdam (petite rivi\u00e8re).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une premi\u00e8re mention de la vicairie de Sulc\u00e9, \u00e0 cinq milles de Nantes appara\u00eet dans la cartulaire de l&rsquo;Abbaye de Landevec (Dioc\u00e8se de Quimper) de l&rsquo;an 952. L&rsquo;ortographe a vari\u00e9 dans le cours de l&rsquo;histoire: SUCERUM, SUCCIUM, SULCERO, SUCCE. En 1973, Suc\u00e9 devient Suc\u00e9-sur-Erdre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\"><strong>Histoire<br \/>\n<\/strong><\/span>La rivi\u00e8re n&rsquo;\u00e9tait primitivement qu&rsquo;un ruisseau, comme elle est encore entre Nort et Cand\u00e9. Dans la deuxi\u00e8me partie du VI\u00e8me si\u00e8cle, l&rsquo;\u00e9v\u00eaque ST FELIX fit construire \u00e0 NANTES une chauss\u00e9e dite &lt;&lt;chauss\u00e9e Barbin&gt;&gt; (quai de Barbin) qui traversait la rivi\u00e8re. Il en r\u00e9sulta une mont\u00e9e spectaculaire du niveau de l&rsquo;eau. Les rives furent inond\u00e9es et les parties mar\u00e9cageuses devinrent un grand lac de plus d&rsquo;un kilom\u00e8tre carr\u00e9, ce sont les plaines de Mazerolles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s lors, l&rsquo;Erdre se transforma en une belle et large rivi\u00e8re et, devenue navigable, constitua un moyen de communication pour les voyageurs et les marchandises &#8211; les routes \u00e9tant pratiquement inexistantes entre NANTES et SUCE.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u00e9poque f\u00e9odale marque le partage de SUCE en deux grands fiefs: celui de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Nantes et celui des Rohan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Protestantisme: D\u00e8s 1558, les Calvinistes commenc\u00e8rent \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans Nantes et ses environs. Sous le r\u00e8gne de Charles IX \u00e9clate en 1562, la premi\u00e8re guerre de religion. L\u00e9dit de Janvier de cette m\u00eame ann\u00e9e, interdisait aux Huguenots d&rsquo;exercer leur culte \u00e0 Nantes. Ils devaient s&rsquo;\u00e9loigner de 3 lieues de la ville pour se r\u00e9unir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Erdre \u00e9tant d\u00e9sormais navigable, ils s&rsquo;install\u00e8rent \u00e0 Suc\u00e9 sur le fief des Rohan, dans une grange qu&rsquo;ils transform\u00e8rent en temple. L&rsquo;actuelle Cour GAILLARD, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du bourg, appel\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque &lt;&lt; LA HUGUENOTERIE&gt;&gt; et les batiments de cette cour furent \u00e9difi\u00e9s par les protestants. Chaque dimanche ils arrivaient de NANTES dans un chaland construit \u00e0 cet effet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1682 commenc\u00e8rent les pers\u00e9cutions et en 1685, ann\u00e9e de la r\u00e9vocation de l&rsquo;\u00e9dit de Nantes, le temple fut d\u00e9truit.<\/p>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\"><strong>Cahier de Dol\u00e9ances 1789<br \/>\n<\/strong><\/span>Le 5 avril 1789, dans la chapelle Saint-Michel, que se r\u00e9unissent les habitants de Suc\u00e9-sur-Erdre pour r\u00e9diger en commun les \u00ab\u00a0cahiers de dol\u00e9ances\u00a0\u00bb. C&rsquo;est \u00e0 la fin de 1849 que les habitants de Proc\u00e9, chef-lieu de l&rsquo;ancien fief des Rohan, demandent \u00e0 faire partie de Suc\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\"><strong>Les Marais<br \/>\n<\/strong><\/span>Les marais de Mazerolles occupent une surface de 1130 hectares le long de la rive gauche de l&rsquo;Erdre au nord-est de Suc\u00e9 et \u00e0 18 km de Nantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Paradis de la faune et de la flore, on y observe plus de 160 esp\u00e8ces d&rsquo;oiseaux, dont beaucoup de migrateurs, des plantes tr\u00e8s rares et prot\u00e9g\u00e9es. On peut \u00e9galement admirer de tr\u00e8s beaux paysages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les marais des Boires de Logn\u00e9 et de Launay renferment pratiquement les m\u00eames richesses que les marais de Mazerolles.<\/p>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\"><strong>Les Parcs<br \/>\n<\/strong><\/span>Parc botanique Ganuchaud, il comporte plus de 55 esp\u00e8ces diff\u00e9rentes d&rsquo;arbres et de plantes de milieux divers. Le sentier a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par l&rsquo;office du tourisme, suite \u00e0 un inventaire floristique de ce site, par Michel GARNIER de &lt;&lt;Bretagne vivante&gt;&gt;. Le public peut d\u00e9couvrir cet am\u00e9nagement depuis le mois d&rsquo;octobre 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parc le Goff. Sur le site de la Chataigneraie, en bordure de l&rsquo;Erdre, ce parc municipal donne acc\u00e8s \u00e0 un promenade de 800 m\u00e8tres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parc de la Mairie: Ce parc est situ\u00e9 pr\u00e8s de la mairie en plein centre ville \u00e0 proximit\u00e9 du port<\/p>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\"><strong>Architecture &#8211; Monuments<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">La Tour Gaillard:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Tour Gaillard: Cette tour est le dernier vestige du temple construit par les protestants (Huguenots) sur le fief des Rohan. Le temple fut d\u00e9truit en 1685.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La cour Gaillard (XVI\u00e8me si\u00e8cle), situ\u00e9e \u00e0 la Grand-Rue et \u00e9difi\u00e9e par les protestants en face de la r\u00e9sidence d&rsquo;\u00e9t\u00e9 des \u00e9v\u00eaques de Nantes. Ce site reste jusqu&rsquo;en 1685 un haut-lieu protestant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est dans la grange de la tenue Bernard, \u00e0 la cour Gaillard (aujourd&rsquo;hui rue des Protestants), que les premiers protestants vont se r\u00e9unir. Lou\u00e9e jusque l\u00e0, elle est acquise par les religionnaires entre 1601 et 1603.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce petit quartier, dont les maisons b\u00e2ties par les protestants ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9es par des constructions plus r\u00e9centes, est aujourd&rsquo;hui connu par la tour Gaillard que l&rsquo;on peut encore contempler dans la Grande Rue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Nantais qui venaient \u00e0 Suc\u00e9-sur-Erdre \u00e9taient principalement des marchands hollandais et anglais. Apr\u00e8s 1601, des Hollandais si\u00e8geront parmi les Anciens; de l&rsquo;\u00e9glise de Suc\u00e9-sur-Erdre. Un pasteur, Josu\u00e9 de la Place, qui restera \u00e0 Suc\u00e9-sur-Erdre jusqu&rsquo;en 1632, veillait sur cette \u00e9glise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un nouveau temple est construit vers 1630 dans la Cour Gaillard, mais un d\u00e9cret ordonnera sa d\u00e9molition un demi si\u00e8cle plus tard. Le 15 octobre 1685, quelques jours avant la signature de l&rsquo;Edit de r\u00e9vocation, le temple est vid\u00e9 de ses meubles et ornements qui sont donn\u00e9s \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de Nantes, et ce n&rsquo;est que le 2 d\u00e9cembre 1685 que le Parlement de Bretagne peut enregistrer la destruction de l&rsquo;\u00e9difice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les restes du temple sont vendus aux ench\u00e8res le 9 mai 1686.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Le Pont:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Pont de Suc\u00e9, qui franchit l&rsquo;Erdre et relie le bourg \u00e0 la partie rive gauche de la commune en direction de Carquefou fut commenc\u00e9 en 1869 et ouvert \u00e0 la circulation en 1871.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">l&rsquo;Eglise:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u00e9glise fut reconstruite entre 1840 et 1846, l&rsquo;ancienne tombant en ruine. On ach\u00e8ve le clocher en 1850.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Le Chateau de Chavagne:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ch\u00e2teau de Chavagne (1370-XVI\u00e8me si\u00e8cle). L&rsquo;\u00e9difice, qui a \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9 au XVI\u00e8me si\u00e8cle, agrandi au XVII\u00e8me si\u00e8cle, puis r\u00e9nov\u00e9 \u00e0 nouveau au cours du XIX\u00e8me si\u00e8cle, comprend deux corps de logis en forme de L et une tour octogonale, probable vestige de l&rsquo;\u00e9difice primitif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On y trouve aussi une ancienne porte surmont\u00e9e d&rsquo;un demi-cercle en granit domin\u00e9 en son centre par un blason tr\u00e8s endommag\u00e9 \u00e0 la R\u00e9volution: il s&rsquo;agit peut-\u00eatre des armoiries de Pierre de Saffr\u00e9, seigneur de Bougon, grand veneur \u00e0 la cour de Jean V dit le Sage, duc de Bretagne de 1399 \u00e0 1442. Il a \u00e9t\u00e9 le premier seigneur et b\u00e2tisseur de ce ch\u00e2teau sur les ruines d&rsquo;une maison, ancien rendez-vous de chasse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une chapelle du XVI\u00e8me si\u00e8cle r\u00e9nov\u00e9e elle aussi est situ\u00e9e \u00e0 quelques pas du ch\u00e2teau. Jusqu&rsquo;\u00e0 la R\u00e9volution, elle \u00e9tait utilis\u00e9e par les seigneurs du lieu. Des seigneurs de Saffr\u00e9, le ch\u00e2teau de Chavagne passe vers 1489 dans la famille des Goudelin, puis, en 1571, dans celle des Morin, dont Jean, seigneur de la Marchandrye, avocat du roi et maire de Nantes en 1570.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce dernier propri\u00e9taire de Chavagne en 1580 est le p\u00e8re d&rsquo;Anne Morin qui \u00e9pouse, en 1599, Joachim Descartes (venu de Touraine et avocat au Parlement) qui, d&rsquo;un premier mariage avec une demoiselle Brochard, est le p\u00e8re de Pierre Descartes et du philosophe Ren\u00e9 Descartes. Ren\u00e9 Descartes, sieur du Perron, n\u00e9 le 1er avril 1596 \u00e0 Saint-Georges-de-la-Haye en Touraine, mort \u00e0 Stockholm en 1650, est l&rsquo;auteur du Discours de la m\u00e9thode. Il fera plusieurs s\u00e9jours \u00e0 Suc\u00e9-sur-Erdre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De son second mariage vers 1600 avec Anne Morin (dont le p\u00e8re \u00e9tait le premier pr\u00e9sident du Parlement de Rennes et avocat du roi au tribunal pr\u00e9sidial de Nantes), Joachim Descartes aura trois enfants : Joachim en Poitou, Fran\u00e7ois \u00e0 Suc\u00e9-sur-Erdre et Anne \u00e0 Rennes. La famille Descartes s&rsquo;installe \u00e0 Suc\u00e9 \u00e0 partir de 1609 puisque Anne Morin est devenue, par voie d&rsquo;h\u00e9ritage, propri\u00e9taire du ch\u00e2teau de Chavagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On trouve les signatures de Descartes au registre d&rsquo;\u00e9tat civil de la paroisse en 1617, 1622, 1628 et 1644. En 1688, la seigneurie de Chavagne, la juridiction du Moulin et de la Barilli\u00e8re en Suc\u00e9-sur-Erdre sont vendues par son petit-fils Joachim III Descartes, conseiller au Parlement de Bretagne, \u00e0 Claude Luzeau de la Grande-No\u00eb, conseiller du roi Louis XIV, d\u00e9j\u00e0 seigneur de l&rsquo;Ongle, une ancienne terre des Descartes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1756, Louis Maurice Luzeau \u00e9pouse, dans la chapelle de Chavagne, Madeleine Bid\u00e9 (ou B\u00e9d\u00e9e), fille de Louis Bid\u00e9, chevalier, seigneur de la Bothini\u00e8re. Ils habitent d&rsquo;abord le manoir de l&rsquo;Ongle, le ch\u00e2teau de Chavagne \u00e9tant occup\u00e9 par son propri\u00e9taire d&rsquo;alors, Julien de la Bourdonnais mari\u00e9 \u00e0 Fran\u00e7oise Bid\u00e9, la soeur a\u00een\u00e9e de Madeleine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A sa mort en 1759, Louis Maurice Luzeau de La Mulonni\u00e8re (une terre pr\u00e8s du Gesvres \u00e0 La Chapelle-sur-Erdre) devient seigneur de Chavagne. De ce mariage na\u00eetront plusieurs enfants dont six gar\u00e7ons. Le cinqui\u00e8me sera Henri Auguste, n\u00e9 le 1er d\u00e9cembre 1762 \u00e0 Suc\u00e9-sur-Erdre, et mort martyr aux Carmes, \u00e0 Paris le 2 septembre 1792<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Le Ch\u00e2teau de Launay:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ch\u00e2teau de Launay (1471-1803), situ\u00e9 route de Petit-Mars et \u00e9difi\u00e9 en 1471 par Jean du Perray sur une terre appartenant jadis aux \u00e9v\u00eaques de Nantes. Propri\u00e9t\u00e9 de Fran\u00e7ois de La Henriays en 1573, puis d&rsquo;Olivier de Carheil en 1609. Les de Carheil se sont alli\u00e9s aux de Cadaran, Poulpiquet du Halgouet et de Gou\u00e9. Pill\u00e9 et incendi\u00e9 en 1792, le ch\u00e2teau est reconstruit en grande partie en 1803.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Le Ch\u00e2teau de la Ch\u00e2taigneraie:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ch\u00e2teau de la Ch\u00e2taigneraie (1860), situ\u00e9 route de Carquefou et \u00e9difi\u00e9 par l&rsquo;architecte Leray pour M. Valette. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un d\u00e9membrement de la Papini\u00e8re, vaste fief appartenant jadis \u00e0 la famille Ertaud de la Bretonni\u00e8re. Il devient en 1894 la propri\u00e9t\u00e9 du peintre Chabas puis de la famille Delphin.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Le Ch\u00e2teau de Naye:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ch\u00e2teau de Nay ou Naye (XIX\u00e8me si\u00e8cle), propri\u00e9t\u00e9 de Jehan de Nay et de son \u00e9pouse P\u00e9tronille. Il poss\u00e8de une tour, un pigeonnier et une chapelle priv\u00e9e. Jadis, propri\u00e9t\u00e9 des familles de Pontual, de Cornulier et de Lambilly.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Le manoir de l&rsquo;Onglette:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le manoir de l&rsquo;Onglette ou Longlette (1478-XIX\u00e8me si\u00e8cle), \u00e9difi\u00e9 par Georges Moreau sur des terres d\u00e9pendant de la seigneurie de Pont-Hus. Vers 1608, ce manoir \u00e9tait occup\u00e9 par des protestants qui fortifi\u00e8rent le manoir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le manoir est remani\u00e9 au d\u00e9but du XIX\u00e8me si\u00e8cle. La tour de Garde de Lorient (vers 1590) est l&rsquo;une des quatre tours qui subsistent sur les sept que poss\u00e9dait jadis le manoir. Propri\u00e9t\u00e9 successive des familles Jordanot, Brisson de La Charli\u00e8re, Allard de Grandmaison et Demais. On trouve aux alentours du manoir des bases de vieilles fortification.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Le manoir de Bas-Jaille:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le manoir de Bas-Jaille (1428-XVII\u00e8me si\u00e8cle), situ\u00e9 route de Nort-sur-Erdre et \u00e9difi\u00e9 par Jean Guyolle en 1428. Propri\u00e9t\u00e9 de Joachim Descartes, fr\u00e8re a\u00een\u00e9 de Ren\u00e9, en 1617, puis de Louis Alexandre en 1698, de la famille Leli\u00e8vre de La Touche (de la fin du XVIII\u00e8me si\u00e8cle jusqu&rsquo;en 1901), de Taillard de Kertanguy, et desde Paris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La tour date de 1428. Le colombier, \u00e9difi\u00e9 par J.B. Leli\u00e8vre de Touche, date de 1748. Le domaine relevait jadis des Rohan et de La Muce Ponthus, protestants. Le peintre Chabas a \u00e9t\u00e9 h\u00e9berg\u00e9 par la famille Leli\u00e8vre de La Touche<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Le manoir de Montrerait:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lancien manoir de Montrerait, r\u00e9sidence d&rsquo;\u00e9t\u00e9 des \u00e9v\u00eaques de Nantes jusqu&rsquo;en 1677 environ. De l\u00e0, les pr\u00e9lats pouvaient faire surveiller les agissements de la \u00ab\u00a0huguenoterie\u00a0\u00bb voisine qui ne cessait, par sa seule pr\u00e9sence, d&rsquo;\u00eatre une provocation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce ch\u00e2teau a aussi \u00e9t\u00e9 victime des luttes entre catholiques et protestants. C&rsquo;est de ce manoir que seraient parties, au XVII\u00e8me si\u00e8cle, des attaques arm\u00e9es contre le manoir des Ponthus et les domaines de la Muce, dont les possesseurs \u00e9taient les protecteurs d\u00e9vou\u00e9s des r\u00e9form\u00e9s. Les huguenots, de leur c\u00f4t\u00e9, pour venir \u00e0 bout de cette forteresse, auraient entrepris de l&rsquo;attaquer en passant par un souterrain qui aurait \u00e9t\u00e9 creus\u00e9 sous l&rsquo;Erdre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En tr\u00e8s mauvais \u00e9tat \u00e0 la fin du XVII\u00e8me si\u00e8cle, il sera ras\u00e9 en 1677 \u00e0 la demande de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque du moment. Il ne subsiste de l&rsquo;\u00e9difice d&rsquo;origine qu&rsquo;un pilier de portail du XVIII\u00e8me si\u00e8cle, situ\u00e9 route de Carquefou. Le domaine devient ensuite la propri\u00e9t\u00e9 des familles Arondel et de Laleux.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Le manoir de la Touche:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le manoir de la Touche (XIX\u00e8me si\u00e8cle), \u00e9difi\u00e9 sur une terre appartenant \u00e0 la famille Leli\u00e8vre de La Touche. Puis propri\u00e9t\u00e9 des familles Arondel et Laleux.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Le manoir de la Guillonni\u00e8re:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le manoir de la Guillonni\u00e8re (vers 1890), \u00e9difi\u00e9 par le marquis de La Touche sur les terres de La Jaille. Propri\u00e9t\u00e9 successive des familles Potier, Garaud, de Polignac, puis Robert.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">La Gamoterie:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La ferme de la Gamoterie, situ\u00e9e chemin de la Gamoterie et \u00e9difi\u00e9e par le seigneur Gamor. Propri\u00e9t\u00e9 de la famille Brillaud. Elle est, au XIX\u00e8me si\u00e8cle, propri\u00e9t\u00e9 de la famille de M. Suser (ou Suze)qui agrandit et remanie l&rsquo;\u00e9difice.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Le Ch\u00e2teau de la Claverie:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ch\u00e2teau de La Claverie (1827), \u00e9difi\u00e9 par la famille Claveau en utilisant les pierres des ruines de l&rsquo;Onglette. Puis, propri\u00e9t\u00e9 de la famille Allard de Grandmaison qui le vend, en 1858, \u00e0 Jean Marion de Beaulieu (g\u00e9n\u00e9ral de G\u00e9nie en retraite).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1890, Georges Ganuchaud fait l&rsquo;acquisition du domaine et l&#8217;embellit (travaux r\u00e9alis\u00e9s par l&rsquo;architecte Bougouin). En 1914, Georges Ganuchaud ach\u00e8te le coteau du Bois Martin d\u00e9pendant de Jaille et, en 1915, commence \u00e0 \u00e9difier la tour Saint-Georges. Cette tour a pour originalit\u00e9 un escalier ext\u00e9rieur et \u00e0 mi-hauteur de cet escalier se trouve une petite chapelle orn\u00e9e de deux bas reliefs, oeuvre du sculpteur S\u00e9bastien de Boisheraud, et repr\u00e9sentant saint Georges terrassant le dragon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet oratoire est b\u00e9ni en 1921 par Mgr Le Fer de La Motte, \u00e9v\u00eaque de Nantes. Georges Ganuchaud d\u00e9c\u00e8de en 1939 \u00e0 La Claverie, et la propri\u00e9t\u00e9 revient alors \u00e0 sa fille, Jane Binet Ganuchaud (d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 1968), puis \u00e0 Rosy Rossolin Binet, sa petite-fille.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">La maison des Herces:<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La maison des Herses ou Herces (1642). Propri\u00e9t\u00e9 de la famille de Farcy. Elle aurait h\u00e9berg\u00e9 un certain Edouard Richer (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Nantes en 1834), po\u00e8te et historien, qui a d\u00e9crit les plus beaux sites du Pays Nantais, dans ses voyages pittoresques.<\/p>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\"><strong>Les moulins<\/strong><\/span><\/p>\n<ul>\n<li>\n<ul>\n<li>Le moulin du Tertre,<\/li>\n<li>Le moulin Cass\u00e9,<\/li>\n<li>Le moulin de Pourben,<\/li>\n<li>Le moulin des Prouveries,<\/li>\n<li>Le moulin de la Touche.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\"><strong>Les manoirs<\/strong><\/span><\/p>\n<ul>\n<li>\n<ul>\n<li>Le manoir de Baraudi\u00e8re,<\/li>\n<li>Le manoir de Bel-Air,<\/li>\n<li>Le manoir du Bois-Mellet,<\/li>\n<li>Le manoir de l&rsquo;Ertaudi\u00e8re,<\/li>\n<li>Le manoir l&rsquo;Hauti\u00e8re,<\/li>\n<li>Le manoir de Houssay,<\/li>\n<li>Le manoir de Haye<\/li>\n<li>Le manoir de Logn\u00e9,<\/li>\n<li>Le manoir de Maill\u00e8re,<\/li>\n<li>Le manoir de La Papini\u00e8re,<\/li>\n<li>Le manoir de Pin,<\/li>\n<li>Le manoir de Port-Hubert,<\/li>\n<li>Le manoir des Rochettes,<\/li>\n<li>Le manoir de Turbali\u00e8re,<\/li>\n<li>Le manoir du Tertre,<\/li>\n<li>Le manoir de Saint Denis,<\/li>\n<li>Le manoir de l&rsquo;Onglette,<\/li>\n<li>Le manoir de Bas-Jaille,<\/li>\n<li>Le manoir de la Touche<\/li>\n<li>Le manoir de la Guillonni\u00e8re<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Etymologie Suc\u00e9-sur-Erdre vient du latin sulcus (sillon) et du celte erdam (petite rivi\u00e8re). Une premi\u00e8re mention de la vicairie de Sulc\u00e9, \u00e0 cinq milles de Nantes appara\u00eet dans la cartulaire de l&rsquo;Abbaye de Landevec (Dioc\u00e8se de Quimper) de l&rsquo;an 952. L&rsquo;ortographe a vari\u00e9 dans le cours de l&rsquo;histoire: SUCERUM, SUCCIUM, SULCERO, SUCCE. En 1973, Suc\u00e9 devient Suc\u00e9-sur-Erdre. Histoire La rivi\u00e8re&#46;&#46;&#46;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-578","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/valderdre.fr\/wrdp\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/578","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/valderdre.fr\/wrdp\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/valderdre.fr\/wrdp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/valderdre.fr\/wrdp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/valderdre.fr\/wrdp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=578"}],"version-history":[{"count":6,"href":"http:\/\/valderdre.fr\/wrdp\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/578\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":696,"href":"http:\/\/valderdre.fr\/wrdp\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/578\/revisions\/696"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/valderdre.fr\/wrdp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=578"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}